Développement d’une filière durable de karité dans la province de Sanguié
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Développement d’une filière durable de karité dans la province de Sanguié
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Composante : Participation citoyenne
Pays : Burkina Faso
Bénéficiaire : Groupement « Féminin BA SULI ZHELYI de Poa »
Période d'intervention : 2017 – 2018

Contexte
L’économie de la province de Sanguié est essentiellement agricole (90% de la population active). Une proportion importante de cette population (59,6%) vit en dessous du seuil de la pauvreté (DGATDL).
Les produits forestiers non ligneux constituent l'une des sources de revenus avec 23% des revenus de la localité (APFNL, 2012).
Selon les estimations faites par l’Agence des Produits Forestiers non Ligneux (PFNL) en 2012, les activités liées aux seuls fruits de l’arbre à karité ont généré dans le village de Poa (Commune de Kyon dans la province de Sanguié - région du Centre Ouest) environ 10 millions de FCFA en 2011. Les produits forestiers non ligneux constituent l'une des sources de revenus avec 23% des revenus de la localité (APFNL, 2012). Ce sont les familles défavorisées qui exploiteraient davantage les produits de la forêt. Selon des chiffres du second Inventaire Forestier National (IFN2), la distribution des pieds de Vitellaria paradoxa (Karité) dans la forêt de Tiogo est de 19,6 pieds par ha. Le potentiel de production annuelle est estimé à 3 600 tonnes.
Le ramassage et la vente des amandes de karité dans le village de Poa est une activité qui occupe une grande partie de la population, notamment les femmes. Les femmes de Poa ont vendu en 2011 environ 36,70 tonnes d'amandes de karité. Ces amandes sont vendues sans aucune valeur ajoutée et à des prix dérisoires auprès des commerçants ambulants. Les amandes sont ramassées dans la forêt classée de Tiogo. Cette dernière connait une forte dégradation due à la forte pression humaine. Selon des chiffres du SPCONEDD, 10 ha de superficie de la forêt classée de Tiogo disparaissent chaque année à cause des activités agricoles. Au moins 3 pieds de karité sont abattus dans les champs cultivés chaque année.
Actions
Le projet ambitionne de fournir l'équipement nécessaire aux membres du groupement et leur permettre de prendre des initiatives pour la sauvegarde des peuplements naturels de karité dans la forêt de Tiogo. Parmi ces initiatives, on compte la plantation de 2000 pieds de karité par an par les groupements de femmes. Le projet permettra également à ces groupements de produire du beurre de karité biologique avec l'encadrement de Ecocert Burkina.
Les résultats attendus sont:
Défis
Pour rehausser l’impact de ce projet, les bénéficiaires devront poursuivre leurs efforts de reboisement de la forêt de Tiogo tout en assurant la gestion durable des peuplements de karité. Par ailleurs, la chaîne de commercialisation devra être renforcée en négociant des contrats d’exclusivité avec quelques entreprises cosmétiques pour la mise en place d’une filière équitable.
Pour aller plus loin
Développement d'une filière durable de karité dans la province de Sanguié
Pays : Burkina Faso
Bénéficiaire : Groupement « Féminin BA SULI ZHELYI de Poa »
Période d'intervention : 2017 – 2018

Contexte
L’économie de la province de Sanguié est essentiellement agricole (90% de la population active). Une proportion importante de cette population (59,6%) vit en dessous du seuil de la pauvreté (DGATDL).
Les produits forestiers non ligneux constituent l'une des sources de revenus avec 23% des revenus de la localité (APFNL, 2012).
Selon les estimations faites par l’Agence des Produits Forestiers non Ligneux (PFNL) en 2012, les activités liées aux seuls fruits de l’arbre à karité ont généré dans le village de Poa (Commune de Kyon dans la province de Sanguié - région du Centre Ouest) environ 10 millions de FCFA en 2011. Les produits forestiers non ligneux constituent l'une des sources de revenus avec 23% des revenus de la localité (APFNL, 2012). Ce sont les familles défavorisées qui exploiteraient davantage les produits de la forêt. Selon des chiffres du second Inventaire Forestier National (IFN2), la distribution des pieds de Vitellaria paradoxa (Karité) dans la forêt de Tiogo est de 19,6 pieds par ha. Le potentiel de production annuelle est estimé à 3 600 tonnes.
Le ramassage et la vente des amandes de karité dans le village de Poa est une activité qui occupe une grande partie de la population, notamment les femmes. Les femmes de Poa ont vendu en 2011 environ 36,70 tonnes d'amandes de karité. Ces amandes sont vendues sans aucune valeur ajoutée et à des prix dérisoires auprès des commerçants ambulants. Les amandes sont ramassées dans la forêt classée de Tiogo. Cette dernière connait une forte dégradation due à la forte pression humaine. Selon des chiffres du SPCONEDD, 10 ha de superficie de la forêt classée de Tiogo disparaissent chaque année à cause des activités agricoles. Au moins 3 pieds de karité sont abattus dans les champs cultivés chaque année.
Actions
Le projet ambitionne de fournir l'équipement nécessaire aux membres du groupement et leur permettre de prendre des initiatives pour la sauvegarde des peuplements naturels de karité dans la forêt de Tiogo. Parmi ces initiatives, on compte la plantation de 2000 pieds de karité par an par les groupements de femmes. Le projet permettra également à ces groupements de produire du beurre de karité biologique avec l'encadrement de Ecocert Burkina.
Les résultats attendus sont:
- Cinq sessions de formation sur la transformation et commercialisation des amandes de karité sont organisées, et concernent 300 femmes pour une première phase ;
- La production et commercialisation d’au moins 10 tonnes de savons et produits dérivés de beurre de karité bio est assurée chaque année, ce qui fait un chiffre d'affaire d'au moins 480 000 FCFA par an et par femme. Cela générera environ 350 emplois directs et plus de 300 emplois indirects liés à la collecte des amandes ;
- Les conditions de vie du peuplement est améliorée par l’existence de règles de gestion et la sensibilisation d’au moins 3000 personnes ;
- Une pépinière existe et au moins 2000 plants sont produits chaque année et mis en terre dans la forêt ; cela permettra de reboiser 20 ha par an.
Défis
Pour rehausser l’impact de ce projet, les bénéficiaires devront poursuivre leurs efforts de reboisement de la forêt de Tiogo tout en assurant la gestion durable des peuplements de karité. Par ailleurs, la chaîne de commercialisation devra être renforcée en négociant des contrats d’exclusivité avec quelques entreprises cosmétiques pour la mise en place d’une filière équitable.
Pour aller plus loin
Développement d'une filière durable de karité dans la province de Sanguié
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