Autres dimensions du GGEI
L’incohérence des résultats de l’Argentine dans la dimension Leadership et changement climatique du GGEI se retrouve également dans les trois autres. Des améliorations sont observées dans certains domaines, mais il convient d’en accélérer le rythme. Dans la dimension Secteurs de l’efficacité énergétique, malgré l’importante augmentation du nombre de mètres carrés de bâtiments certifiés LEED, le pays n’occupe que la 23e place dans ce classement de la Francophonie. Les résultats sont similaires en ce qui concerne les énergies renouvelables : leur part dans la production d’électricité a légèrement augmenté, mais l’Argentine ne figure qu’au 34e rang parmi les pays francophones. De plus, aucun signe n’indique que les autorités auraient engagé de réels efforts pour promouvoir le tourisme durable sur leurs sites officiels, et dans les domaines des transports et de l’efficacité de l’utilisation des ressources, les résultats du pays n’ont que peu progressé par rapport aux années précédentes.
La situation est également peu encourageante dans la dimension Marchés et investissements. Si l’établissement du GGEI a permis de déceler certains efforts visant à promouvoir et à faciliter les investissements verts en Argentine, cela ne semble toutefois pas se traduire par une augmentation des investissements dans les énergies renouvelables, domaine dans lequel le pays se situe au 49e rang de la Francophonie. De plus, contrairement à d’autres pays d’Amérique latine, l’innovation verte en matière de produits et services durables ne semble pas être développée. Cette situation est principalement due au fait que la présentation de rapports sur la responsabilité à l’égard du développement durable n’est visiblement pas encore répandue parmi les grandes entreprises argentines.






