Autres dimensions du GGEI
Dans l’avenir, les résultats du Cameroun ne pourront s’améliorer que si des progrès sont accomplis dans les trois autres dimensions du GGEI. Des avancées sont déjà visibles dans la dimension Secteurs de l’efficacité énergétique, l’indice ayant mis en évidence certains progrès relatifs à la promotion du tourisme durable et au taux de recyclage des déchets, qui excédait celui de la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. En outre, les émissions du secteur des transports camerounais étaient parmi les plus basses des pays de la Francophonie (ici pondérées par le PIB). Il est essentiel de maintenir ce taux à un niveau bas, en particulier parce que l’accès à l’énergie de la population camerounaise s’élargira dans les dix prochaines années. Il n’existe actuellement aucune donnée probante sur la construction de bâtiments écologiquement viables au Cameroun, un autre secteur de l’économie qui devrait être ciblé par les décideurs pour réduire les émissions et l’empreinte écologique de manière générale.
D’autres possibilités de progresser sont également observées dans la dimension Marchés et investissements. Le GGEI a mis en évidence que la capacité installée additionnelle en énergies renouvelables avait enregistré un volume limité, ce qui indique que les efforts doivent être ciblés sur l’amélioration du climat de ces investissements. À cette fin, les pouvoirs publics semblent donner la priorité aux investissements verts par l’intermédiaire des efforts qu’ils déploient pour promouvoir l’investissement. Le renforcement de ces initiatives contribuera à sensibiliser la communauté internationale des investisseurs sur les occasions à saisir au Cameroun. La responsabilité des entreprises à l’égard du développement durable pourrait être un facteur d’amélioration majeur. Pour le moment, le GGEI ne permet pas d’établir que les entreprises du pays cherchent à réduire les émissions imputables à leurs activités et à leurs chaînes d’approvisionnement, alors qu’elles devraient y accorder une priorité accrue. Pour améliorer ses résultats dans le cadre du GGEI, le Cameroun devrait recenser les entreprises ou secteurs qui ont la plus grande empreinte écologique et mettre en place des dispositifs qui les incitent à se fixer des objectifs en matière de réduction des émissions.
À l’instar de nombreux pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, c’est dans la dimension Environnement que les progrès sont le plus urgents au Cameroun. Hormis Agriculture et Forêts, tous les indicateurs du GGEI liés à l’environnement font état de résultats médiocres. Le Cameroun figure au bas du classement des pays de la Francophonie dans les domaines Traitement des eaux usées et Eau et assainissement, qui participent tous deux de la santé publique. La situation dans le domaine de la Qualité de l’air est également préoccupante, puisque le Cameroun obtient l’un des plus mauvais résultats des pays de la Francophonie.






