Pratique de l’évaluation environnementale de 2012 à 2016
Le Burkina Faso a réalisé au total 1 499 études d’EE au cours de la période 2012-2016.
Une répartition de cet ensemble selon le type d’étude révèle que les audits environnementaux représentent la majorité des études réalisées pour la période de 2012 à 2016 (762 études ou 51%). Elles sont suivies des EIE simplifiées avec 604 réalisations (40%). Les EIE approfondies, quant à elles, ont été au nombre de 129 (soit environ 9%) et les EES, au nombre de quatre seulement, soit une proportion inférieure à 1% de l’ensemble des études réalisées pour la période considérée. Aucune étude des autres types (EER, EIS, EIC et ACV) n’a toutefois été effectuée.
Une répartition de ces études par année montre que l’année 2016 est celle qui a connu le plus grand nombre d’études commanditées et réalisées (763 réalisations).
De l’analyse des données ci-dessus, il ressort que trois types d’EE principaux sont de pratique courante au Burkina Faso. Il s’agit des audits environnementaux, des EIE simplifiées et des EIE approfondies. Dans une moindre mesure, nous notons quelques cas d’EES. Des actions allant dans le sens du renforcement des capacités humaines, techniques et réglementaires pourront viser ces trois types d’études, mais aussi les EES, bien qu’elles représentent moins de 1% des études réalisées au cours des cinq années de la période.
Les données du tableau 2 donnent une indication sur les EIES complètes réalisées de 2012 à 2016 selon qu’elles concernent des projets publics nationaux sans financement international, des projets publics nationaux avec financement international, des projets privés d’investisseurs nationaux ou des projets privés d’investisseurs internationaux.
Ainsi, sur un total de 129 EIES complètes réalisées de 2012 à 2016, 44 (34%) provenaient de projets privés d’investisseurs internationaux et 36 (28%) de projets privés d’investisseurs nationaux. Les projets privés d’investisseurs nationaux ou internationaux représentent la majorité des EIES complètes au Burkina Faso, avec un total cumulé de 80 EIES sur 129, soit un pourcentage cumulé de 62%.
Le nombre d’EIES complètes provenant de projets publics nationaux sans financement international et de projets publics nationaux avec financement international pour la période s’établit respectivement à 16 et 33, soit des pourcentages de 12% et 26%.
La répartition sectorielle des EIES réalisées au Burkina Faso de 2012 à 2016 est le reflet de la dynamique des activités socioéconomiques prépondérantes dans ce pays au cours de la période. Ainsi, le secteur des mines et fonderies de première fusion a absorbé 58% des 71 EIES identifiées. Ce secteur est suivi de celui des industries et manufactures, qui occupe une proportion de 23%, et du secteur de la production d’électricité (thermique, éolienne, autre), qui vient en troisième position avec 10% des EIES identifiées.
Le secteur de la rénovation urbaine a quant à lui fait l’objet de six EIES identifiées (8%), et celui des grands barrages et réservoirs ne comptabilisait qu’une seule EIES identifiée (1%).
Durant la période allant de 2012 à 2016, il n’y a eu aucune EIES dans les secteurs des forêts, du pétrole et du gaz, des infrastructures linéaires, des ports et des transports.
Les données du tableau 4 indiquent que seulement quatre EES ont été réalisées de 2012 à 2016. Une analyse thématique révèle qu’elles concernent toutes des politiques, plans ou programmes nationaux avec financement international et qu’elles ont été réalisées en 2016.
Au cours de cette période, il n’y a pas eu d’EES concernant des politiques, plans ou programmes nationaux sans financement international ou sans appui des initiatives de bailleurs de fonds internationaux.
L’analyse des données du tableau 5 montre que parmi les secteurs d’activité énumérés dans l’étude, une seule EES correspond au secteur de la production d’électricité (thermique, éolienne, autre). Les autres secteurs identifiés n’ont pas connu d’EES.






